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Souvent chiffonné et parfois déchiré,
Ce document sensible pour tout état civil
Se refuse encore à être raturé
Même si ses pages s’avèrent saturées,
Pour toute information, il semble bien utile.
Les quatre pages premières indiquent la famille,
L’union, la désunion ainsi que le décès,
Serviront pour toujours demeurant la cheville
Où s’articulent de clairs renseignements
Les naissances, les décès de tous les descendants
Et toute information succincte sans excès.
Le livret de famille demeure le reflet
De la composante au complet
D’une famille où, peut-être, les liens
Sont déjà rompus, mais les biens
Feront l’objet d’un beau déballage
Au moment de l’héritage.
Ce livret nous parait tout plein d’écriture.
Il déclare le réel mais par la nature
Des liens familiaux soumis à conjoncture
Au départ soudés subissant la rupture,
Selon les appétits et parfois la culture,
En comprendre les raisons est une grande aventure.
A la base, la fratrie soumise au devoir,
Acquérant par la suite, un certain pouvoir,
D’aînesse ou de puissance et surtout par mariage,
S’embrase en oubliant toute forme de décence,
Le pouvoir verbal frisant l’insolence,
Et la fraternité s’envole par dérapage.
Ainsi s’accentuent toutes les différences
Ainsi apparaissent certaines préférences,
La hache déterrée s’installe en puissance
Sourdant des enfers, la guéguerre s’annonce
Les jalousies diverses remontant en credo,
Alors les divisions iront en crescendo.
Les frères ennemis sont-ils conciliables ?
Le lien fraternel est-il récupérable ?
Ce conflit naissant est-il récupérable ?
Et la situation sera-t-elle gérable ?
Même si ce conflit s’avère nuisible,
Toute réconciliation sera impossible.



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