Partagez

Le loup, la grand-mère…

Il était une fois charmante grand-mère
De belle allure fière et altière
Qui s’était éprise d’un loup plutôt marlou
Rusé intéressé qui ne pensait qu’aux sous
Ce loup fringant voulait être l’amant
De la petite fille de la mère- grand
Il rusait renardait et souvent finassait
Car d’espérer jouir des deux il ne cessait
La grand-mère n’en était pas dupe
Toujours prête à retrousser ses jupes
Sachant qu’elle partagerait le galant
Avec les jeunes années de sa tendre enfant
Leurs amours firent beaucoup de tapage
On parlait de la différence de leurs âges
Le loup s’en moquait la mère- grand aussi
Et la petite riait de cette hérésie
Le loup un jour entendit gonfler les rumeurs
Et décida de mettre un terme sur l’heure
A ses amours déloyales et trilatérales
Ne s’accommodant plus d’intrigues bancales
Il prit soin d’emporter avec lui la cagnotte
De l’infortunée grand- maman dans ses bottes
Après qu’il eut commis le plus odieux des crimes
Qui fit de neuf coups de poignard deux victimes
Ne le cherchez plus : il a quitté son air doux
Et vite retrouvé sa nature de loup
Quelqu’un m’a même dit qu’il courait toujours
La moralité de ce conte pervers est l’amour
Qu’il ne faut en aucun cas partager
Qu’il faut savoir prudemment protéger
Qu’il est recommandé de ne vivre qu’à deux
Et pas à trois pour ne pas le rendre scabreux



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.5 sur 4 votes