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Négligeant mes remords, je plonge avec délice
Dans de sombres excès, prêt à toucher le fond.
D’instinct glauque et crasseux, que ma raison confond,
Me voilà englué tout entier dans mon vice.

Mon âme putride, d’apparence si lisse,
Par mes turpitudes de répugnant bouffon,
Se contente à n’être qu’un rustique chiffon
De châtiment pareil à un rêche cilice.

Quant à ma conscience, en retraite fœtale,
Émergeant crescendo de mes fugues mentales,
Croit saisir le ferment de ces troublants écarts…

Après récolement de mon hideuse trogne
On n’y découvre rien, excepté ma vergogne.
Et je bazarde alors ma morale au rancart.

Jacques Dupé – Le mal qui m’habite



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