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Parfois, c’est le corps qui décide à ma place.
Et parfois, c’est le cœur qui veut faire surface !
Alors, le cerveau, qui n’est plus à sa place
Cède au premier, et le cœur s’efface !
Etant bien portant et pourtant bien malade,
Le cœur ne supportant aucune autre pommade,
L’esprit s’emballe et s’en va en ballade,
Le cœur étant libre, s’élance et gambade !

La maladie première est d’avoir un esprit !
La maladie seconde est d’être dans un corps !
Si l’esprit et le corps ne se sont point compris,
Le premier déraisonne et le second a tort.

Le corps en entier, ce squelette charnu,
Si bien agencé et si mal ordonné,
L’esprit devra être lui aussi bien cornu
Pour s’y retrouver, dans ce corps si cerné
Qui opprime le cœur le faisant palpiter
Et le flux sanguin, en rangs désordonnés,
Créant un rythme assez précipité,
Se génère, et enserre le fil si tenu
Des idées qui se sentent enchaînées.
Une simple vision déclenche la tempête !
Une simple lecture anime toute cette tête
Laquelle, n’étant jamais prête,
Se sent torpillée et commence la quête.
Qui suis-je ? Que suis-je, en cette conjoncture ?
Pourquoi dois-je subir toute cette température ?
Pourquoi mon pauvre cœur a-t-il des ratures ?
Pourquoi dois-je vivre toute cette pourriture ?
Comment voir la vie en rose et bien heureuse ?
Comment contempler toute cette vie odieuse ?
Comment accepter cette fin malheureuse ?
D’un monde qui pue une odeur sulfureuse ?
Alors, reste un moyen, et qui s’avère unique,
Celui de voiler cette face pudique
En fermant bien les yeux
Se soumettant à Dieu.
Sachant que les religions se sont donné le mot
Pour se retrouver fêtant le même jour
La naissance des prophètes, on serait bien sot
D’oublier nos querelles, enfin, pour toujours !
Car, cette année, Noël et le Mawlid Ennabaoui,
En ce 25 décembre, se sont réunis oubliant les ennuis !



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