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A l’aurore de la vie l’enfant se plait à croire,
Que dans sa course naissante, il domine son pas.
Baisant la source puissante de ses futurs tracas,
Il trouve en la conquête un charmant exutoire.

Résister à ce voile que ses frères revêtent,
Ne lui est, à vrai dire, intimement familier.
Dans un sentiment noble, il tente de concilier,
La rime de son coeur et cette pièce contrefaite.

L’artifice le séduit, il l’arbore fièrement,
Au milieu de la foule, grossière et empressée.
La consonance brille dans un bain permanent,
Elle loue dans son cynisme les âmes intéressées.

Mais à l’aube du départ, il découvre atterré,
Que le masque est scellé à son visage perdu.
Il voulait posséder, il n’aura jamais eu,
En pensant tout lui prendre, il lui a tout donné.

Stéphane Meuret,
25 Décembre 2017, Copyright



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