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Il existe des maux,
Violents et stupides
Qui se vivent sans mots
Des émois insipides.

Sont-ils nés ou bâtards,
Erreurs de la nature,
Objets de racontars,
De glauque nourriture ?

L’esprit pavoise étroit,
Jamais il n’interroge
Il maîtrise son droit,
Faut-il que l’on déroge ?

La mère a déserté,
Le rejeton végète,
Et le père hébété,
Un fardeau que l’on jette.

Chaque soir sur l’écran
Temple de l’inculture,
Le rite cohérent
De la haute imposture.

L’école dit le deuil
Des croyances perdues
Les maîtres sur le seuil :
Des veuves éperdues.

Le cancre de jadis ?
Un élève ordinaire,
Qui compte jusqu’à dix,
Hait le dictionnaire.

Ne dîtes pas : pourquoi ?
Il sied plutôt d’en rire !
Le propos adéquat,
C’est que nous vient le pire.



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