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Pour le Dieu qui m’a fait, pour le Dieu qui me cloue …
Je t’invite à ma table en tirant sa rallonge,
Tu prendras de ce pain qui se mange à genoux.
Refais-moi cette Cène où tes lèvres me rongent !
Assieds-toi parmi nous ! Moi je reste debout.

Pour le Dieu qui m’a fait, pour le Dieu qui me cloue …
Je t’emmène en balade en portant quelque chose ;
Le sentier monte un peu pour ma sandale usée.
Donne-moi cette fleur qui se prend pour ma rose !
Le pétale est tombé, mais l’épine est osée.

Pour le Dieu qui m’a fait, pour le Dieu qui me cloue …
Je te lave les pieds, je te lave les hanches
Et ton ventre de vierge habillé en dimanche.
Je n’ai qu’un pauvre amour à poser sur les pierres
Et pour sécher ta peau, je te prête mon suaire.

Pour le Dieu qui m’a fait, pour le Dieu qui me cloue …
Je te parle en prophète et te dis que je t’aime ;
C’est ma bonne nouvelle et c’est mieux qu’un baptême.
Je suis né par ton cœur pour revivre ma vie :
Pourquoi pas dans tes bras ? Pourquoi pas en messie ?

Pour le Dieu qui m’a fait, pour le Dieu qui me cloue …
Mon amour est brochet, ton visage hameçon ;
Je ne te donnerai pas le moindre poisson,
Mais j’irai sur les eaux pour t’apprendre à pêcher …
Et tant mieux si le cours se termine en péché.

Pour le Dieu qui m’a fait, pour le Dieu qui me cloue …
Par vertu de mon cœur, par la force des bras,
Si tu es devant moi, je briserai ma croix,
Pour sentir ton odeur et m’enlacer à toi,
Car je suis ton Seigneur au-delà du trépas.



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