LE NEANT


LE NEANT

Il y a des jours où tout s’enfuit dans le néant en cendre.
Le goût disparaît, fout le camp, surviennent les idées mornes,
Les démons de la nuit envahissent d’obscurs méandres,
La rive du fleuve noir, croque des maux sans borne.

Vil concours de circonstances, la Muse sur la grève,
Se met en péril, mute sur le sable mouvant…
Pensées silencieuses, d’un soir sans trêve…
La lune dort, le sommeil est sur les dents.

Le noir et le rouge s’emmêlent sur les coteaux de la vie,
L’inspiration a grise mine près des remparts oubliés,
Les rêveries enchantées ont fuient vers d’autres conflits,
La parure d’automne se souvient, je l’ai bel et bien publiée.

Histoire d’instruire le vide par des vers bien personnels,
Demain la femme fleur s’en ira papillonner dans la campagne.
Les berges de l’Aude en octobre n’ont pas leur pareil,
En attente des coquelicots des vignes près de « Charlemagne ».

En arrêt sur tant de textes qui s’apostrophent,
Tous ces requins de mots m’indiffèrent….
Parfois, mieux vaut cliquer sa détermination sur off,
Lâcher prise dans une compétition qui s’accélère !

Copyright 2016
Martine BES


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