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Au soir de sa vie, un prince nourrissait de l’amertume.
Je fus un grand despote que lamentait le sort de mes sujets .
Tout pauvre trouvé solitaire avait une rente comme budget.
La jeunesse s’ennuyait qui voguait sur des flots pleins d’écumes
Vers des contrées où les femmes sont nues selon la coutume.
Le bonheur échappe toujours aux bâtisseurs de projet,
J’ai cru aux inventions, trop de biens finissent par gruger .
Je revois, le palais d’enfance, ses buffets pleins d’agrumes,
Porté par un nubile un plateau où fume le cochon de lait .
Quelques danseuses se meuvent dans des gestes indociles
Nous somnolons ! Une clameur envahit le tendre palais .
« Mes sujets se rebellent, ils crient « Mort au prince sénile .
Nous voulons la république, l’égalité, ne pas être des manants !
Que ton règne s’achève, nous voulons tout, ici et maintenant ! »
Il n’y a pas de tyran jouisseur ni de peuple malheureux
C’est une croyance de l’occident de vouloir être généreux .
Je vous offre le pouvoir, même celui de me condamner à mort .
Vous serez bientôt épouvanté par le poison du remords !
L’homme nouveau est un ancien habillé par le même cœur,
Qu’il soit ecclésiastique ou militaire, il a toujours une patrie .
Entre esprits éclairés, le dialogue provoque la rancœur
Quelle sotte prétention de croire hélas à l’universalité .
Les hommes naissent libres et égaux ! Est-ce une naïveté ?
Chacun a son histoire, sa culture, son folklore, ses croyances
Le pire consiste à imposer aux autres, l’art de sa gouvernance .
Un peuple, peut se sentir libre, sous la tutelle religieuse
Tandis qu’un autre sera martyr dans cette affirmation douteuse .
Vos hommes égaux, doivent être des citoyens amnésiques
Sans repère, sans passé, sûrement autant déracinés qu’avachis !
Les vertus de votre république, sont celles de la vraie synarchie
Mieux vaut être, pessimiste lucide que soldat prophétique !



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