Partagez

L’homme semblait désespéré,
penché sur ses avant bras.
Comme appelé,
l’oiseau sur le rebord de la fenêtre se posa
et pour l’interpeller lui piqueti piqueta Le bras.
« laisse moi »… lui dit l’homme d’une petite voix.
Nenni, l’oiseau, courageux, n’en fit qu’à sa tête et continua.
Croyant rêver, l’homme lentement compta jusqu’à sept
et releva la tête.
Il vit l’oiseau, immobile, ses yeux brillant
et son plumage scintillant.
Intrigué, malgré son cœur brisé,
il remarqua son cou se balancer
sur un tempo qu’il ne connaissait pas.
Ses fines petites pattes délicates sont posées sur son doigt.
D’espoir, une lueur,
comme si, cette petite chose se disait, même pas peur.
Alors son torse gonflé rougeoie,
il tourne sur lui même pour une danse et un chant de joie.
Petit à petit, tous les deux se découvrent avec émoi.
L’homme, d’un coin de lèvre esquisse, enfin, un sourire,
un éclair dans les yeux,
Presque pris d’un fou rire,
À nouveau, pourrait il être heureux ?
Et d’une grande respiration, lui aussi se gonfle et se redresse
Osant une caresse.
Bien sûr il lui faudra du temps
Mais il se sent plus aimant,
il sent ravivée sa flamme d’amour là, à l’intérieur.
Comme une plante régénérée ,
à qui l’on a donné de l’eau de vie, d’amour ou d’amitié.
Et c’est ainsi, chaque jour qu’ils se donnent cette affection.
Petit oiseau sur son épaule bien campé.
Ils entretiennent leur flamme de vie,
Toujours avec émotion
pour qu’elle brille à l’infini.

PJ – 24/07/17 – LDP 13



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 9 votes