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Le petit Perdu !

A la croisée d’un petit sentier, en passant devant une vieille mansarde
Je sentis, transit, cette vague impression, qui voulu que je m’y attarde
Comprenant tout à coup que mon destin se trouvait derrière la garde !

De ces deux immenses portes qui obstruaient mon esprit qui se barde !
Je crus bon m’y arrêter, le blanc autour se faisait oppressant, il me darde
D’un froid index, pointé sur moi tel un bâton arraché au bras du vieux barde

Que j’avais toisé là-bas, parmi les siens, bien avant que je ne m’y hasarde
Autour de moi, le silence semblait s’amuser sur une paresseuse hallebarde
Qui tuait le temps, et blanchissait le monde environnant et sans mes gardes

Je préférais tenter ma chance en cognant à grands coups, mais une écharde
Surprise par mes assauts, elle me piqua au vif, et elle me reçut à l’instar de
Ces vilains qui me dardaient de leur insensibilité, de cette hostilité bâtarde

Laisse moi entrer lui dis-je, je ne suis qu’un petit perdu, le vois-tu, regarde !
Ainsi je pourrai échapper à cette meute de fous qui s’écriait, à cette harde
Car ils n’ont rien d’agréable et ils semblent en vouloir à mon envie faiblarde

Il fait froid là dehors, la neige a effacé mes pas, je suis si seul et il me tarde !
De me mettre à l’abri, alors je t’en prie, ne sois pas dure, abaisse ta garde
Si je te promets d’être sage, et si je te guérissais des plaies qui te lézardent

Me donneras-tu une chance de te prouver, une façon de te soigner rigolarde !
Te laisseras-tu, confiante, te saisir de mes plus tendres pensées, si hagardes
Pour toi je représente un danger, penses-tu que ma petite taille soit rambarde

Laisses moi entrer te dis-je et tu ne regretteras pas de m’avoir ouvert larges
Les portes qui te retiennent prisonnière de ta propre méfiance, bien en marge
Le monde n’est pas si mauvais au fond, je ne suis qu’un pion qui se farde !

« Titiyab le 31 janvier 2012 »…/… (no copyright my mind)



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