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Le poème des amants

Une chambre anonyme.
Dans la pénombre, un lit à baldaquin,
des draps de satin.
Un couple s’anime, jeu de mains, jeux coquins.
Un ballet de caresses sur les chemins de leur corps.
Bouche à bouche, sensuel, un baisser langoureux.
Dans la pièce s’élève une douce symphonie,
le chant des amoureux.
Une belle harmonie de Ha-a-a-a-a ou-oui-i-i…..

Un bruit de froissement d’étoffe,
le violon de leur amour joue une apostrophe.
Douce mélodie du poème des amants.
Chant de leurs gémissements, équivoques.
Leur petite danse loufoque,
se dessine en ombre chinoise sur les murs blancs.

Bientôt s’achève leur ballet érotique.
La dernière note de leur poésie pathétique se tait.
Un silence lourd s’ensuit comme un adieux.
Ils vont se quitter, radieux de s’être aimé.
Jamais il n’oublierons ces instant passionnels.
Dans cette chambre est née le péché originel.

Le poème des amants, quelque part dans un hôtel.
Restera figer sur les draps pastel.
Son âme éternelle, joue intensément la dernière partition.
de la poésie des amants.
Punition d’un amour sans permission.

La porte de la chambre se ferme sur la dernière séance.
L’orchestre des amoureux, tire sa révérence,
jusqu’à la prochaine valse d’un corps a corps.
Dans une chambre anonyme est mort le poème des amants.
l’amour a tiré le rideau sur de beaux sentiments.

Un hôtel anonyme, lieu de rencontre d’amants.
Un autre couple vivra un idole sublime.
Des amoureux qui fuit la routine.
Des bien-aimés qui se butine.
Joueront une musique, déchirante, bouleversante, où coquine ?
Les murs jouiront avec eux, du spectacle offert à leurs yeux invisibles.

Béatrice Montagnac



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