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À l’heure de la nuit, où les délires moussent,
Où, vers d’autres horizons, le poète voyage,
Sur les ailes d’une plume dont l’encre est si douce,
Il flotte en de beaux vers sur le rivage.

À l’heure où le silence se répand doucement,
Invitant les vivants au sommeil profond,
À l’heure où l’amour bourgeonne délicatement,
Le poète déchire le ciel avec ses cris d’antan.

Par de longs vers ou encore des proses,
Par de longs silences ou même des cris muets,
Il dessine pour nous, un noir qu’il peint en rose,
Traitant ainsi nos maux, avec ses doux sonnets.

Que c’est beau de le lire, n’est-ce pas apaisant ?
Avec ses délires, dans ses mots, nous rêvons,
D’un poème à un autre, on change de saison,
On oublie nos chagrins, dans ces vers dansants.

N’écrit-il pas pour bercer ses souffrances ?
Dont la glèbe n’est autre que la rame de ses feuilles,
Il bichonne des rêves, des envies en errances,
D’une sève parfumée qui nourrit ses recueils.

Il nous offre ses larmes sur des pétales de rose,
Abritant ainsi les nôtres, dans un suc parfumé.
Savourant ses écrits, on échappe au morose,
Dont les douces senteurs arrosent nos âmes flétries.

Ana Lina
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