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Vêtu de mon burnous noir,
Je parcours les allées et ruelles.
Tissant consonnes et voyelles
Et chantant ma sombre histoire.

Ma lyre noircie à la main,
Je vagabonde sur tous les chemins.
Affolé par l’épouvante du destin,
Je pleurniche et je me plains.

Je me traîne de ville en ville.
Je rôde et je déambule.
Les gens savourent la vie
Et en moi, l’amertume sévit.

Petit; j’ai connu la souffrance.
Seul; je l’ai combattu.
Témoin de ma jeunesse foutue,
A quoi bon la naissance ?!

Condamné à vivre l’exil,
Le malheur dans tout ses états.
Face à l’être humain ingrat,
Quel dur péril !

Des larmes, il m’en reste plus !
Partout où je divague,
Où -comme un fou- je zigzague,
Je pleure mon âge révolu.

La vie est belle pour certains.
Ils la croquent à pleines dents.
Pour moi, un châtiment c’est certain !
Dont le mal est mon âcre don.

Mais depuis que j’ai épousé la Muse.
Tous deux on voyage et on s’amuse.
Mon cœur se calme et s’apaise.
Je suis plus sage et à l’aise.

Partons ma Muse bien aimée !
Quittons ce monde étrange.
Ascensionnons le ciel les yeux fermés.
Partons à la rencontre des anges.

Amazigh Dré. Le20/10/2017
En hommage au grand poète kabyle Si Mohand-Ou-Mhand.



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