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On dit que le mot en vogue est : mort. Le poète vit comme le printemps dans tous les temps ; en automne, il vit ; en hiver, il vit ; en été, il vit. Il vit tous les temps à la fois. Je me repose s’il fait froid dans mon cœur. Je bois le nectar de l’instant pour étancher ma soif de l’éther. A midi, j’assaisonne mes mets de figures. Rien n’est cru d’avance. Quand j’embrasse ma bien-aimée, j’avale ses lèvres telles des cerises. Quand je lis, je saute de mes rêves aux lignes et je saute des lignes aux rêves. Il faut ignorer toutes les interrogations. Il faut marcher lentement lors des promenades. Il faut ignorer surtout l’univers et ses monades. Puisque je suis, à quoi sert de gaspiller la nuit à se poser des questions ? Puisque je ne suis pas, à quoi sert de gaspiller des questions sur la nuit ? J’écoute des symphonies pour me sentir un chérubin. Je ne dors que pour rêver et je ne rêve que pour vivre. Si je vois les infos, je ris à demi-voix pour ne plus blasphémer devant des diableries. Que puis-je faire ? Quand je me mets à tracer de nuit le jour, j’oublie toutes les interrogations.



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