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Un renard aperçut un jour un jolie poulailler

Où vivaient d’adorables créatures bien potelées

Qui caquetaient en picorant la terre brûlée!

Le renard rôdait, il se contentait de bailler!

le papé colérique avait clôturé la prairie

las de voir sa basse-cour sans cesse décimée.

Il avait tout tenté jusqu’à prier la vierge Marie!

Le renard croisa un âne chétif si opprimé

Qu’il portait sa misère autant que son fardeau.

Je vous prend à témoin, suis-je hélas un bardeau?

 Vous voulez entrer dans l’enclos, je vous fait un aveu.

Habillez-vous en homme, nul vous reconnaîtra!

Mettez un pantalon usé, ayez un panier au bras

Paraissez naturel, fermez les yeux, faites un vœu!

Les pondeuses vous confondront avec l’ancêtre.

Vous me vengerez; que ce repas vous rassasie!

Sitôt dit, sitôt fait, il se vêtit comme un pauvre être

Les poules le reçurent  en sauveur, proche de la frénésie,

Avant de comprendre leur méprise, d’éviter le carnage!

Le peuple devrait méditer cette fine  perfidie!

D’apprentis tyranneaux souvent jouent la comédie

Les bipèdes sont innocents bientôt pris en otage!

Ils marchent piégés comme un troupeau de moutons

Vers le précipice où les attend le loup glouton!



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