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Une famille c’est à soi
comme une petite fleur séchée
que l’on range triste avec foi
dans un grand livre jaune et corné
et malgré toutes les discordes
que le temps se presse d’amener
on y revient sur le seul ordre
d’un parent qui va s’en aller

Et on retrouve un homme vieillit
les rides un peu plus creusées
des habitudes pour l’ennui
dans les douleurs qui font pleurer
les souvenirs qui perlent au bord
des yeux que l’on a oublié
et que l’on reconnaît d’abord
parce qu’ils sont votre entité

Dans le silence d’un retour
on perçoit la soudaineté
d’une enfance perdue un jour
et qu’on ne parvient a retrouver
les mots se figent dans la bouche
et on ne peut que s’excuser
d’avoir quitté un soir la couche
où une mère vous a fécondé

Et lorsque l’heure de se quitter
revient sonner à votre esprit
on ne sait si un simple baiser
pourra rattraper le mépris
Voir son père s’éloigner
dans le brouillard de ses années
laisse le goùt d’inachevé
d’un jour, peut-être le dernier

c’est la force du sang mèlé
et de la sagesse qui fait aimer



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