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Certaines âmes se blessent à l’aiguille de son voile,

Et tant d’autres ne savent en garder un pour eux.

Le secret est cette chose que l’on chuchote à deux,

Il se meurt doucement quand les vents le dévoilent.


Parfois si prodigieux que personne ne le croit,

Il peut vivre des siècles et mourir d’un clin d’œil,

Mais laissant un détail disparu dans son deuil,

Il renaît de ses cendres à son exact endroit.


Cache ton songe sibyllin au seuil de son éveil,

Mon ami qui ne veut éventer son jardin,

Un banal bavardage demain y mettra fin,

Et le regard curieux lui volera son sommeil.


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 2 Février 2018



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