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LE SILENCE DES NUITS

Le silence des nuits rend plus assourdissant
Le souvenir perçant de la sirène hurlante,
Quand dans mon lit d’enfant allait, grandissant,
Le spectre de la mort qui encore me hante.

Je pense alors à ceux sous le joug des bandits,
Qui endurent la peur, sous l’imbécile guerre
Dans le fracas des tirs, de ces hommes maudits
Qui torturent le fils, et éventrent sa mère.

Pourquoi ce cauchemar ne peut-il donc finir ?
Les nations unies palabrent à leur table,
Les plus puissants états crachent sur l’avenir
De peuples opprimés, au sort inévitable.

Peuple de ce siècle fou, pourrons-nous un jour dire
Que nous ne savions pas ? #Que c’était loin de nous ?
Les images pourtant savaient pourtant décrire
Les villes saccagées, les civils à genoux.

J’arrête ici ce cri, car c’est parfois la haine
Qui répond aux regards effrayés des enfants
Qui n’ont connu là-bas que la hurlante sirène
Et errent dans les débris parmi tous les mourants
@Claire LYS@



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