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Etendu sur le sol, les yeux plongés dans l’infini
Le soldat s’est couché au lit de l’éternité.
Son visage est si blême et sa peau est si froide
Même le bruit des bombes et le chant des obus
Ne font point tressaillir son corps à demi-nu.
Ses bottines de cuir noir étalées sur le sol
S’ornent de coquelicots au jardin de l’oubli
Son souffle s’est arrêté et il est déjà loin
Il a passé le cap de la douce espérance
Où il s’est endormi le corps meurtri mais libre.
Désormais le combat a cessé pour le brave
Et tout autour de lui le silence se fait grave.
Le blond de ses cheveux reflète de mille feux
Sous le soleil ardent qui l’enveloppe peu à peu.
La guerre l’a emporté, lui l’enfant de la France
Qui a donné sa vie pour en faire un exemple.
La paume de ses mains est posée sur la terre
Témoignage sans doute de son attachement
A celle qui a rappelé ses soldats sur le champ.
Champ de haine ou d’amour pour tous ces combattants.
Il s’appelait Fidèle, oui, c’était son prénom
Qu’il aura assumé jusqu’au bout sur le front.
C’était la grande Guerre, les années ont passé
A-t-on le droit pourtant d’ignorer cette époque
Où tous ces jeunes gens pour nous s’en sont allés.
Respect, Reconnaissance, voilà bien piètres mots
Pour ces hommes vaillants devenus des héros.

tous droits protégés©Marie-Hélène COPPA
(publié dans mon recueil Exquise Inspiration et Songes Poétiques)



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