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Le soleil n’est pas mort .
Un lieu sinistre et sombre ,une radio grésille …La voix de Nicoletta : il est mort le soleil ! C’était le siècle dernier où nous étions tous heureux ,nous dansions des slows d’été .
A présent ,nous sommes plusieurs à être des otages dans cette immense cave. Des femmes et des enfants ! Les hommes sont absents car ils ont été forcés de rallier un camp!
Le soleil est mort .
Anéantie la lune !
Une habitude de la pénombre !
Quelques brins de lumière nous éclairent .On nous apporte à boire et à manger une fois par jour et il faut résister .Nous ne connaissons pas nos geôliers.Marcher en rond .Chanter nos chansons .Réciter nos poésies .Et dire nos prières .Les petits dorment ou jouent à une marelle improvisée avec une craie .J’ai mon crayon à papier et un vieux cahier où je note nos jours emprisonnés et les divers récits de la journée . Déjà un long mois .De temps en temps ,on entend du bruit …On nous surveille : des drôles machines avec un oeil ,il paraît qu’on les surnomme des drones …
J’écris cette ultime article car demain ma faiblesse aura prise toute mon énergie ! Verrai-je encore mes fils ,ses solides gaillards qui sont dans la résistance ? Pourrai-je embrasser une dernière fois mes petits enfants qui sont eux à l’abri dans un pays étranger dans une famille d’accueil ?…T’ai-je dit que je t’aie toujours aimé ? NON PAS ASSEZ .Te souviens tu ?
Et je fredonne cette chanson : Il est mort …Il est mort le soleil quand tu m’as quittée …Et je griffonne des rimes sur la page noircie :
Toi Amour que j’aie connu
Je t’ai perdu
Les bras de la mer nous ont séparés
Sur la ville ,il pleuvait
Puisque le ciel pleurait .

Toi que j’aie quitté
Ce soir d’été
J’étais désespérée
C’était un acte manqué
Un adieu anticipé .

Toi mon ami que j’aie rencontré
Sur des pas de danses valsées
Nos confidences à l’arraché
Nos baisers à peine volés
Un amour avait commencé !

Toi mon amour d’antan
Tu me manques mon confident
On est parti plus vite que le temps
Et on ne peut plus le rattraper évidemment .

Je rêve encore tant pis
Tu es dans les songes de mes nuits .

Toi mon chéri
Dis
Dis moi OUI .
Les rayons n’atteignent plus mon corps
Tout refuse le dehors
Ma peau n’est plus de soie
Sans toi

Mon amant d’autrefois
Tu reviendras là-bas
Il ne pleuvra pas
Nos yeux riront avec le soleil qui n’est pas mourant
Nous nous aimerons du coucher au levant .

Une main caresse mon visage …Je suis en sueur sur cette hallucination et …J’ouvre les yeux!
Tu es là .Tu me serres dans tes bras .Ce n’était qu’un cauchemar . Avec tout ce qui se passe dans les flux des actualités ,mon sommeil est trop perturbé ! Tu m’offres de l’eau …
NON …Je veux boire à ta bouche .
Je veux me nourrir de ton amour sur cette couche .
Et je me rendors tout contre toi dans notre chambre satinée .
Le voilage frisonne : C’est l’astre du jour ! Le soleil n’est pas mort .
Je souris .
Toi ,tout repu à demi nu ,tu dors à poings fermés .
Et là ,je me souviens des images de frayeur .Ce n’était qu’un délire…Et je l’ai écrit car dans ce monde ,il y a des endroits où des humains vivent un enfer .
Pensons à eux .
LUCYE RAYE 5 JUILLET 2017



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