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Le silence de ton regard me fait mal,
Le cri de ton absence me fait peur,
J’avance, je déambule, toute pâle,
Je désespère, de tristesse je pleure.

Tu m’as dit souvent que la vie est ici,
Dans les airs, dans l’eau, et la terre,
Le ciel me parle, le soleil, la lune aussi,
Je les aime, je les respire, je les serre.

Tu es ce souffle, ce voile qui m’entoure,
Tu es ce vent qui me porte et m’apaise,
Tu es ce rayon, cette étoile, ce contour,
Ce bout de terre qui s’arrête à la falaise.

J’ai vu ce bateau qui a mis les voiles,
Son ancre jetée, le ciel s’est renversé,
Entre les vagues d’une nouvelle toile,
Un avenir heureux, je l’ai souvent rêvé.

Les oiseaux évadés se sont envolés,
Par-delà les arbres abritant les bancs,
Ceux des vieux promeneurs fatigués,
Qui en silence profitaient de l’instant.

De l’œil d’un judas j’ai rêvé de liberté,
D’un monde heureux et sans haine,
D’une terre sans misère et partagée,
Où chaque jour je briserai des chaînes.

Un arc-en-ciel en dérive dans le ciel,
Accompagne les ombres qui planent,
Les amours aux promesses éternelles,
S’éloignent vite de la forêt des Mânes.

Les quatre saisons chantent Vivaldi,
Les arbres sont de la couleur du temps,
Ciel bleu, orageux, neigeux ou ciel gris,
L’écho du souvenir d’une larme d’antan.

J’ai lu l’amour dans tes yeux brillants,
J’ai senti le bonheur, battre ton cœur,
Sous l’arbre un matin, au soleil levant,
Une pluie de je t’aime et de jolies fleurs.

LE SOUFFLE DU VENT © Copyright 2016 Sylvie Badi



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