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Derrière les rideaux qui coulissent,
Ouvrant mon cœur aux affreux coulisses
Où, au loin, là bas, s’immiscent
Le spectacle des supplices,

Où des âmes faméliques
Aux mouvements mécaniques
Qui, bloquant parfois, hésitent
Mais accomplissent leur rites.

Là, derrière ces terribles tiges
Ferreuses, épineuses, nombreuses,
L’horreur, qui les lèvres figent,
La terreur, qui les yeux creuse,

La sueur et le sang des camps
Qui ,semblable au vent si strident
Qui cri, pille, siffle puis rit
Entre ses fentes son mépris,

Glissent un bas prix
Sur chacune de ses vies,
Ses esprits qui s’épuisent
Puis se détruisent.

A mesure que les mois défilent,
Cet homme fébrile dont s’effile
L’habit de taille enfantine
Puis grossit ses chairs si fines,

Voit ses journées tourner en rond,
Pleure pour son petit garçon
Disparu, mort dans ces douches
Où l’eau n’est que gaz farouche.

En toutes saisons,
En ces lieux de déraison,
Devant ces loups à l’affût,
Il sue et se tue

Comme un condamné, comme un malheureux
Dont le cœur se consume dans le feu
De la douleur, qui refuse,
Qui l’abuse puis qui l’use.

Ses forces évanescentes,
Tout au bout de leur descente
Folle, s’affolent, s’éteignent
Puis dans ces ténèbres baignent

Comme le tracé traqué du crayon
Que la gomme peu à peu efface
Suite à de multiples rebonds,
Pillant les dernières traces.

Mort dans son ultime effort, mort,
Il dort au milieu de ces corps
Jetés telles des carcasses
Pourries prenant trop de place.



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