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Si chacun se dit qu’il peut prendre son temps,
Le prendre, en effet, peut prendre longtemps,
Car, à considérer les bienfaits du moment,
Mieux vaut vivre son temps même si peu clément
Que de se dire ensuite qu’on a perdu son temps
Et de croire toujours qu’on puisse avoir le temps.
Il y a un temps pour vivre et un temps pour mourir !
Même le temps pour survivre peut bien exister,
Le temps ayant le temps de se bien compléter
On prend son temps pour rire et même pour souffrir !
Les gens qui se croient dotés par le Seigneur
D’un quelconque pouvoir se croyant supérieurs
Savent que leurs actions leur assurent une aisance
Mais que la réaction prépare leur déchéance.
A quoi bon être élu si c’est pour mal gérer ?
A quoi bon discourir si c’est pour déblatérer ?
A quoi servent les mots méchants et maldisants ?
Que peuvent rapporter les propos malfaisants ?
L’élu semble éternel pour, durant son mandat,
Médire, mésuser, user de mots blessants,
Se croire intouchable, devenir offensant,
Quand le terme viendra, il se sentira bien bas.
Le mandat achevé, on n’est que citoyen
D’un milieu qui s’estompe et devient mitoyen
Les amis s’esquivent et même les voisins
Méprisés juste avant, s’en souviennent trop bien !
Dans un monde pareil où l’esprit déraille
Par la force d’un pouvoir plutôt éphémère,
L’esprit cartésien se dira, vaille que vaille,
Que l’avenir s’assure des actifs d’hier.
Mais si l’appât du gain s’assure d’un pouvoir,
Si l’appétit sombre dans le gouffre du vouloir,
Alors, l’esprit déraisonne en dépit du savoir,
Prendra vers l’enfer le sombre petit couloir.

L’enfer n’est pas loin : dès le mandat achevé,
La folie, la psychose seront à son chevet.
Quand, durant son mandat, on s’est bien dépravé,
Les fameuses séquelles en seront aggravées !
A ceux qui se croient d’une étiquette de « Maire »
Leurs actions négatives les rejettent en « Enfers »
La jouissance du présent fait bien leur affaire
L’arrivée du futur leur sera trop amère.



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