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Où êtes-vous cachés mes jours heureux d’antan
Baignés par le soleil printanier de l’insouciance,
Emportés comme par magie par les flots du temps,
Épaves noyées par l’Homme, son inconscience.

Comme partie de moi-même, jeunesse emportée
Je te pleure tout comme un membre arraché.
Par la haine son cœur noirci ne pouvant aimer,
Certes, l’Homme dans ses folies empêtré.

Abandonné, meurtri, sur ces rivages hostiles
Seul, sous le poids des ans bien écrasé,
Par la vieillesse surpris, rampant comme reptile,
Déjà simple étincelle, la vie nous est volée.

Tous les espoirs et l’amour rêvés tristement balayés,
La vie entière de dépit, sans répit, passée à pleurer
Bel horizon et jolies fleurs. Refusant un instant s’arrêter,
Le temps sans remords sur sa sombre rive m’a poussé.

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Belhamissi Sadek le 28.09.2017

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