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Ces points métalliques scintillant,
Tels les faisceaux de l’astre vivant
S’étirant sur les vagues ,planant
Sur les eaux pures de l’océan,

Éveille en mon cœur livide un désir lâche .
Un timide trésor aiguisé se cache
Derrière ces étincelles morbides,
Tel un chacal au ventre gourmand, avide,

Pillant, dépouillant le pauvre condamné,
Tel un loup aux yeux cruels et affamés
Guettant dans l’obscurité de la foret
Où la nuit dépose son voile endeuillé,

Où la lune mélancolique et solitaire ,
Si pâle ,comme un mourant qui encore espère,
Verse ses larmes fraîches, lourdes et amères
Sur un monde couvert de pierres funéraires.

Aide moi, ma fine et froide amie
Qui mon cœur fou purge, puis flétrit !
Mon âme souffre, hurle et supplie
Comme un jeune enfant à l’agonie .

Orne ma chaire de lignes maladroites
Puis vire et expulse de mes veines moites,
Où les pleurs, si nombreux, ont déjà fait leurs nids,
L’essence de ma peine usée où s’est assis

Ce cercle que toutes les flèches visent,
Où chaque ruisseau de lames incise
Mon cœur surchargé , en constante crise,
Dans lequel le rêve tombe et se brise,

Et où même les plus harmonieuses mélodies
Des oiseaux semblent tristes ,muettes ,meurtries
Vides comme les cercueils des disparus, sans vie,
Dévastées puis dépouillées de toute leur magie .



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