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Le tromboniste ainsi nommé
est fait de tôles de fer rouillé
il a un costume stylé
un chapeau
et des chaussures à talons hauts.

Il dresse vers le ciel son trombone
pour une fête éphémère
Et quand les cloches de l’église sonnent
La magie opère.

Il joue en silence.
Imaginez
une tendre romance,
Les lampions des guinguettes
Où les gens se mettent à danser
sur des rythmes de jazz ou de rock déchaînés,
qui perdent la tête quand ils voient Suzette
Et qui ont, dans la bouche, des sucettes,
des sucettes à l’anis.
Les messieurs font tourner les dames comme de belles toupies,
ensorcelés,
ils font virevolter leurs jupes comme des papillons,
leurs hanches se balancent,
leurs corps s’accordent en accordéon
et leurs jambes se mélangent en un collé intense.

La fête bat son plein
cotillons et pluie de confettis
entre copains,
petite fête entre amis.
Quelques tables d’amoureux
aux regards langoureux,
tous, changent le monde, des étoiles plein les yeux.

Puis les lumières se tamisent,
les gorges se désaltèrent,
les fronts s’épongent,
le rythme décroche,
les corps se serrent,
les lèvres se rapprochent,
le désir devient songe.

Et la musique s’arrête.
Des oiseaux se posent et s’apprêtent
à vivre d’autres fêtes improvisées
car, ils savent, que sur le trombone du tromboniste tout peut arriver.

PJ – 01/09/17 LDP 25
•Sculpture de Jacques Billon à Argelès Gazost
•Clin d’œil à France Gall et Serge Gainsbourg pour les sucettes à l’anis et à Dany Brillant pour Suzette



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