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LE V E N T B A T L E S M U R S

Écoutez-le, il hurle et gronde
Dans les plaines des villes
Et villages sans nom.
Il souffle et se plaint criant sa colère
Hurlant la douleur des peuples sans vie
Qui agonisent à même le parvis.

Pourquoi tant de murs devant nous?
Pourquoi tant de murs partout?
Des murs de briques et de ciment
Des murs de pierre et de béton
Et surtout des murs de silence…

Ecoutez le ce vent……………….
On dirait des cris d’hommes mourants
Mêlés à ceux des femmes qui accouchent.
Dans les plaines ou tout est noir de nuit
Seuls les gens du mal telles des ombres fuient;
Craignent-ils que le souffle du vent ne les emporte ?
De qui ont-ils peur à ce point
Pour avoir ériger tant de murs?
Tant de murs devant nos cœurs
Tant de murs devant nos yeux
Des murs de silence,
Des murs de la honte
Et surtout, partout, des murs de haine.

Ecoutez le ce vent
Vous qui êtes dans vos demeures à l’abri
Loin des champs de blé que l’on piétine.
Le vent parle…
Et vous, vous ne le comprenez pas.
Que de barrières, que de murs
N’a-t-il pas détruit
Il a rompu le lourd et long silence
Pour défier la haine et la honte.

Ecoutez hurler le vent…
Dans vos demeures, vous êtes pris de frayeur
Quand il prend ses accents tirailleurs
Apostrophant l’air de ses rafales
Vous pensez…Que va-t-il faire ?
Nous détruire ou bien passer sans nous nuire?
Nous renverser ou bien nous emporter?

Le souffle du vent que vous craignez
C’est celui qu’il faut espérer.
Il faut souhaiter
Qu’il soit fort dans son souffle
Fort dans son bondissement
Fort dans son élan
Afin qu’il renverse tous les murs
Qu’il détruise toutes les barrières
Qu’il efface la haine de la honte
Qu’il emporte la honte du silence.

Le vent parle et dit
Vous avez voulu la guerre
Et moi, je vous apporte la paix…
Et je ne m’étonnerai pas
De vous voir me faire la guerre
Pour ce que je vous apporte.

ET PAR CES MOTS LE VENT BATTAIT LES MURS
Nordine CHABANE.



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