Partagez

Tribunal de grande d’instance des mots
En accusation : le verbe est traité d’arnaqueur à tout propos
Conduit par le président Bescherelle
Grand vizir dans sa citadelle

Mesdames, Messieurs, nous jugeons aujourd’hui le verbe
Qui comme vous le savez, trompe souvent l’écrivain en herbe
Nous allons commencer les débats par le fond du problème
La question est posée, à savoir si le verbe trahit les poèmes

Monsieur l’Avocat général :
Je déclare que certains verbes ne se conjuguent pas avec toutes les personnes
Car il est avéré que des individus exécrables le désarçonnent
Ceci est illégal !

Madame l’Avocat de la défense :
Le verbe s’exprime quand il est bien en forme et en fonction de l’état du sujet.
Qui lui peut se tourner vers un auxiliaire qui domine l’objet
Le passé simple toujours présent, il est là, évidemment pour décrire une action qui a eu lieu.
Tout comme le passé antérieur qui lui exprime une antériorité de l’action au mieux.
Il n’y a point de prépondérance

Monsieur l’Avocat général :
Mais le temps du passé composé a déjà eu lieu au moment où nous nous exprimons.
Quand l’imparfait, lui exprime un fait qui est déjà passé, au moment où nous nous parlons.
Aussi à mon sentiment, le plus-que-parfait est souverain, avec un temps du passé
Qui de surcroît, le futur exprime une action qui se déroulera plus tard, très attentionnée
Tout cela pour vous dire Mesdames, Monsieur que le verbe, n’est pas l’édifice temporal

Madame l’Avocat de la défense :
Si Monsieur l’avocat général le verbe est l’édifice d’une phrase
Même s’il conjugue toujours le présent ou le futur, même au-delà d’une périphrase
Avec son cousin le futur antérieur, abordera une action élémentaire avec le futur simple par enchaînement.
Quand au futur proche, lui exprime une action qui va se dérouler très prochainement
Donc le verbe est associé à l’équilibre d’une phrase de son incandescence

Le président :
Après avoir entendu les diverses parties et en compléments directs des sujets posés,
Nous déclarons que le verbe est innocent dans la mesure où l’auteur
N’applique pas les règles fondamentales de la grammaire exposée
Nous relaxons donc le verbe de toute accusation dite « d’arnaqueur »
Le verbe salut et remercie les mots qui lui ont témoigné de l’estime et de l’attachement.

Poème original de Jean Olmini
31 octobre 2016



Veuillez noter :

Envoi...
Aucun vote pour l'instant