Partagez

Il avance dans l’âge, son pas n’est pas sûr
Et se tâtonne une place au bout de ses limites
Sur le bord d’un banc entouré de verdure
À l’ombre d’un muret que parfument clématites

Quelques ouvrages de poésies et de belles littératures
De Jean de La Fontaine à la Comtesse de Ségur
Des lectures inachevées et des questions sans suite
Ressusciter lointaines joies au respect qu’il mérite

De ses doigts distordus il compte ses blessures
Et cette solitude qui écrase au fil des minutes
son âme tourmentée, pauvre créature !
À quand remonte la dernière visite ?

Du malaise en dedans et des courbatures
Plus de baisers sur le front, des liens qui s’effritent
Ses enfants ne viennent plus, quelle progéniture !
Est-ce attendre sa mort pour qu’enfin ils héritent ?



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.89 sur 9 votes