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Sa démarche hésitante, sur sa canne appuyé,
il va tristement, achevant sa destinée.
Fatigué, las de porter ce corps endolori,
il se traîne, lentement pas à pas meurtri.

Son visage couvert de rides marquées,
Cicatrices, témoins lucides du temps,
A chaque trace, une souffrance a porté.
Depuis il a tant appris, il a connu ahan.

Soudain, sa tête levée, ses yeux scintillent.
De ce gris vitreux, une flamme brille.
il se redresse fièrement, certes fébrile
un sourire aux lèvres, espiègle, il nous épie.

Alors, le curieux par ce regard intrigué,
ressent dans son cœur cette sagesse cachée.
Tout le long d’une vie, péniblement bâtie,
respect et estime, efface notre odieuse pitié.

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