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Il lui dit :

Vois-tu, quand le cœur souffre, il se dépouille de son orgueil,
Ce manteau si lourd, qu’il porte sur ses épaules.
Il arrive un jour ou la vie lui apprend en faire son deuil.
A moi aussi, il m’en est arrivé de drôles.

Il lui dit :

Vois-tu, il faut que l’Âme apprenne à se découvrir,
Que le voile qui la recouvre l’empêche de voir,
Qu’elle a besoin du souffle de l’Amour pour pouvoir s’ouvrir.
A moi aussi, il m’a été permis d’avoir l’espoir.

Il lui dit :

Vois-tu, la certitude est un leurre aux pieds d’argiles.
Combien d’êtres humains a-t-elle trompés de sa hauteur,
Avant qu’ils se rendent compte que rien n’est facile.
A moi aussi, il m’a été donné des « je sais » ; erreur.

Il lui dit :

Vois-tu, oses aimer et remercies de ce qu’on te donne.
L’ingratitude est une disgrâce qui enlaidit le cœur de l’homme,
Dont il lui faudra se défaire pour qu’on lui pardonne.
A moi aussi, il m’a été permis de comprendre et payer en somme.

Alors, fatigué :

Le vieillard regarda l’enfant d’un air attendri et se leva,
Regardant au loin cet horizon d’où le mystère l’attend.
Le masque profond plongé dans cet abîme où il s’élèvera.
A lui aussi, il lui sera permis d’aimer au-delà du temps.

copyright@PGL Pierre-Gilles Léger 15.05.2016



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