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Cette ville du Sud, aux arbres argentés
Dans le mistral fougueux qui retrousse leurs feuilles,
Cultive avec amour les chenus oliviers
sur son rouge terroir qu’un peu de noir endeuille.

Là j’ai découvert, quand fleurissaient mes vingt ans,
Le mystère des rues sentant bon la Provence.
Près du moussu bassin assise sur le banc,
J’inventais des récits en goûtant le silence.

J’avais toute enfant la particularité
De parler quelquefois tout bas avec des ombres,
En surprenant, au détour de tortueux sentiers,
Des émanations lumineuses ou sombres.

Je leur révélais mes plus étranges secrets
Me délivrant ainsi d’inutiles déboires,
Et quand vers la maison en courant je venais,
J’avais dis aurevoir à toutes ces histoires.

Mais là près du tombeau d’une funèbre teinte,
J’en ai surpris des vents ne pouvant oublier
Que Sieur Nostradamus vécut près de l’enceinte
Du château de Salon d’où l’on voit son foyer.

Et c’est le mistral, chantant dans la ramure,
Qui me raconta de Michel Nostradamus
Sa vie d’astrologue et, loin des orémus,
Son savoir livresque sur l’art des confitures !

Un extrait d’un recueil d’un de mes romans poétiques en préparation…



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