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Que fredonne la stryge aux yeux fixes d’airain,
De leurs serres crochues ruinent d’un doux refrain,
Aux cris sanguinolents quand sonne mon tocsin,
Je sens venir à moi ces heurts aux doux parfums.

L’ennui est misère, cerclé de mes pensées,
Et si j’exhortais, ou soupirais mon été,
Que viennent ces oiseaux aux griffes acérées,
C’est l’odeur de la mort, dans mes veines, coulait !

Qu’est-ce donc, ô goule, goûtant de mes eaux vierges,
De la vie au trépas condamné comme un cierge,
A brûler en enfer, jusqu’au dernier frisson ?

– Et si quelqu’un connait d’autres récits ou fables,
Qu’il verse pour toujours, dans mes nocturnes sons,
Au seuil du cimetière et s’assoir à ma table.

© Patrice Merelle



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