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De l’or au bout des doigts

Je me sens vivant

Le vent dans mes cheveux

Allongé dans l’herbe bleue

Le doute insinué depuis toujours 

Quelles ont été ces mauvaises fées 

Qui m’ont flanqué ce cafard sourd

Avant même que je sois né ?


Des portes entrouvertes 

Des bracelets de nénuphars

Bercés par le brouillard

Mon attention fossilisée

Focalisait les mêmes traits

Quand ma conscience posée 

L’Ouroboros distingué 

Lentement déployé 

Maîtriser ramène à la petitesse

Jouer avec les courants d’air

Retenir désagrège la tendresse

Affres des terriens solitaires


De l’or au bout des doigts

Je me sens vivant

Le temps dans mes cheveux

Allongé dans la nuit bleue

L’inquiétude diffusée depuis toujours 

Quels ont été ces sombres effets 

Qui m’ont infligé ce penchant lourd

Avant même que je sois né ?


Des portes ouvertes 

Sur les grandes influences

Des maîtres des délivrances

Les champs de force ne sont plus les mêmes

Histoire trompeuse qui est la mienne

La tienne l’est-elle aussi ?

Les labyrinthes de pyramides se devinent

Dans les formes de serpents à tête d’or

L’Ouroboros veille à l’équilibre 

Règne sur tout changement


Tant de jours prostré 

Des millénaires des gaietés

Tant d’années crispé 

Des légendaires des étés

Un pas suffisait

Mon humeur disparaîtrait

Dans la rivière que je n’avais pas vue 

La confiance en instance

Depuis les débuts

Au cœur de la présence

Ouvrir les yeux le soleil et l’aurore

Goûter aux mains aux fruits et aux corps 

Le labyrinthe de Dédale se dessine

Dans le destin du Minotaure


De l’or au bout des doigts

Je me sens vivant

Mes gants dans les cheveux

Allongé dans l’ombre bleue

La peur distillée depuis toujours 

Quels ont été ces dés biaisés

Par quelques sournoises pensées

Me flanquant ces gestes gourds

Avant même que je sois né ?


Planète Opiacée

L’autre réalité

J’étais à tes côtés

Ce matin-là

Quand tu m’as trouvé

Etendu de tout mon long

A ce moment-là

Doucement tu as posé

Ta bouche sur mon front

Quand tu as préféré

T’embraser 

Dans un éclair cuivré

Après ce baiser


Je me sens vivant

Laissant cet état-là à Dieu

Allongé dans tes creux

Ton corps au bout des doigts

Comme autrefois

Allongés dans l’ondée bleue

Ma main dans tes cheveux

Un trésor entre les doigts

Ta peau tout contre moi




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