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J’enterre ce sentiment dans l’oubli

Au bas-fond de mon âme affaiblie

Et je remplie cet immense vide de satisfaction

Je m’apprête à une courageuse décision

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Renoncer à combler un manque

Qui n’est guère quelconque

Celui d’un enfant abandonné

Par son père. Il avait à peine une année

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Enfant, on se rend pas compte

Par innocence on se contente

De rêver comme le autres enfants

Adultes, on est faibles et différents

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J’ouvre mon cœur meurtri pour vous mes amis

Je vous écris ces vers à l’approche de la nuit

Des mots modestes tout ce que j’ai à bord

Un pauvre vocabulaire, j’étais pris par mon sort

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Si c’était seulement cet amour paternel

J’aurai pu surmonter son absence cruelle

Mais, beaucoup d’autres peines ont suivi

Faisant de moi un poète au manque innasouvi

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On observe la vie, on est spectateur

Quelle dure réalité ! Quel malheur !

Le bonheur sur les visages nous torture

On se sent morts sous une vivante allure

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Ouf, je m’en fous désormais qu’il pleuve ou qu’il fasse beau

Je pars à la recherche de mon cerveau

J’abandonne à mon tour cet enfant

Qui- par sa naïveté- m’a fait perdre la raison

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En s’attachant à des illusions

Encaissant par la suite les déceptions

Comme lorsque avec sang froid un soir

Un être bien-aimé lui dit: tu es bizarre

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Bref, la vie est un champs de bataille

On tombe, on se blesse et on déraille

On frôle la mort puis on s’en sort

Rien n’est trop tard tant qu’on est pas morts

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Alors Vie -malgré tout- me voilà toujours

Debout, vivant au milieu des vautours

Qui guetent ma mort pour se régaler

Je leurs dis: ma chair est dure j’en suis désolé !


Amazigh Dré. 26/09/18



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