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Dans ces villes de pavés dépravés,
Où roulaient les râles des crissements
Des roues sifflant sur ce parquais fardé
De gravier gris fondu dans le ciment,

Telle une craie mal taillée, grinçante,
Glissant sur les tableaux noirs des classes,
La cruauté d’une voix stridente
Réclamait en mon âme sa place,

Puis peignait de pensées pécheresses
Cet enfant vil au cœur décapité,
Pour qui l’imagination traîtresse
Devenait une prison de péchés.

Face aux railleries des autres diables
S’écrasant contre ma bulle aux parois,
A la cavité impénétrable,
Tel un manoir que la prestance accroît

Protégeant des attaques ennemies,
Constamment en guerre, sur mes gardes,
Je lançais de mes yeux des éclairs, puis
Me cloîtrais dans ces pièces blafardes,

Où sur le sol miroitaient les reflets
De la beauté en son vilain côté,
Où le sang lansquinant de ces méchants
M’envoûtait de son parfum enivrant.

En tout sens cette intense souffrance
Secouait l’ardeur de mes impulsions,
Et dans la valse de mes émotions,
Riait mon innocence en partance

Pour la potence où gisent les damnés,
Versant toutes leurs dernières larmes,
Pareille à celles qui m’ont désarmé
Puis ôté à ma vie tout son charme.



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