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Un enfant a couru près de moi ce matin ;
Son allure effrénée emportait les regards ;
Son âme rencontra un modeste butin,
Auquel ses fines mains présentèrent leurs égards.

Un petit jouet en bois caressa son désir,
Frêle morceau défunt d’un passé mystérieux.
Le petit enfant court, embrassant le loisir,
De porter son doux rêve jusqu’aux portes des cieux.

Il le tient en son être ce morceau de bonheur
Qui ricoche sur les murs tapissant l’univers.
Aucun Autre ne conserve une quelconque grandeur,
Que ce bon compagnon, noblement éphémère.

Ce détail matériel emplissant chaque seconde,
Abrite, artificiel, de ce monde, l’essence.
Ce cher repos divin à l’humeur vagabonde ;
Incline à l’éloge flatteur quelque offense…

Je m’approche alors d’eux d’un silence de cristal ;
Couvrant leurs mille pas d’un sentiment étrange ;
Agrippant dans ma chute de ce haut piédestal,
Ouvertes derrière son cœur, les ailes d’un ange.

Stéphane Meuret
2017, Copyright



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