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Il venait d’avoir ses huit ans
On fêtait son anniversaire.
Le matin, il était vivant
Et il souriait à sa mère .

Le soir règnait une lumière,
Un ange tenait une croix.
L’enfant n’était plus sur terre,
Dormant pour la dernière fois.

Il était l’espoir de son père,
Qui comptait chacun de ses pas.
Cette nuit était la dernière,
L’enfant prit son dernier repas.

On n’osait regarder le cierge,
La vie semblait brûler aussi.
On pense à son propre cortège,
L’on se voit consumer ainsi.

On ne chercha pas à comprendre
La vraie raison de cette mort.
On ne pouvait se défendre
Dit-on contre ce ”coup du sort”.

Cependant ce fut là un crime,
L’arme encore là comme témoin.
Sur son lit gisait la victime,
Et le coupable n’était pas loin.

Pourtant nul ne put être juge,
Le père ne fut pas accusé.
La prison n’est pas son refuge,
Tous ses proches l’ont excusé.

L’enfant dans son lit est un ange,
Il continue au ciel ses jeux.
La guerre, ô combien étrange
L’a atteint de ses cruels feux .

Soldat defendant la frontière,
Le père se croyait armé.
Et pourtant la vie entière,
Le destin l’aura désarmé.

Par Sadek Belhamissi
25.11.2016

comment succinct /
Accident survenu lorsque le père nettoyait son arme en son domicile, son jeune enfant jouant non loin de lui …..et le coup est parti comme cela arrive souvent malheureusement.



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