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Mon enfant, ce doux miel va te revigorer,
L’hiver rude contemple ta jeunesse fragile,
Ta pupille éveillée prend des teintes d’argile,
Porte ce thé à tes lèvres, ne sois pas timoré…


Mon enfant, tes joues tremblent sous mon regard inquiet,
Sens cette caresse tendre qui traverse ma main,
Je prierai en ce soir et nous verrons demain,
Allons donc te bercer dans ton bon lit douillet.


Ta fièvre est intense et tes pleurs éprouvés,
Parle-moi mon enfant, ton docteur est en route,
Dans cette attente longue, mon amour redoute,
De ne voir impuissante ton état s’aggraver…


Le médecin accourt dans un silence sombre,
Et sans quelque révolte en tes yeux endormis,
Te couvrant lentement, vivant ta dernière nuit,
Mon enfant, tu nous quittes, ne laissant que ton ombre. 


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 2017


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