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C’est la fin du voyage pour l’automne au Québec
Il s’en va pour des mois et sous son manteau blanchâtre
quelques feuilles jaunies, des brindilles, du bois sec.
La mine pâle et des souliers qui s’enfoncent dans le plâtre

Et la neige tombe, tombe, sans relâche, sans arrêt
sur les montagnes, les forêts du pays des Levesque
sur les toits des maisons, sur les routes, les marées
Sur les côtes de la Gaspésie la neige couvre les varechs

Et la neige tombe, tombe, sans répit, et se jette
sur les doigts du grand sapin à l’attitude simiesque
qui me grimace son bonheur et me dodeline de la tête
et l’immigrant que je suis retrouve sa gueule de méteque

À nos tuques, nos mitaines, à nos pelles, à grands bras
déneiger, dégivrer, déglacer comme des fous, des blanc-bec
et le vent tourbillonne pour un peu plus d’embarras
s’éparpille en flocons sur les passages qu’ il remet en échec

Le froid si long m’agace trop même si la neige m’éblouit
L’hiver s’annonce dur : verglas et violentes bourrasques
Pardonne-moi Ö soleil des majestueuses contrées que j’ai fuies
souvenirs de mes beaux jours au doux pays des fennecs



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