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Et je vis que ton corps flottait sur des eaux silencieuses,
S’allongeant et se déformant au rythme des flots incertains,
Telles des rouges larmes -vision d’une délivrance affreuse-
Fuyant un corps sans âme, suivant les traces d’un autre destin.
Et il te fallut renaître avec cette effroyable lame rouillée
Qui siège au-dessus du front ; puis dans une lente agonie,
Déloger l’ennemi intime qui dans les eaux jadis te fit tomber,
De tes mains l’étrangler… mais dans ton âme se joue la survie.
Et je vis ton corps flotter sur des eaux lumineuses,
S’élever sans effort et rivaliser avec les cygnes ;
Et dans un puissant soupir offert par la Fortune généreuse,
S’unissent alors un corps et une âme insignes.



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