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« Nos vrais ennemis sont en nous-mêmes » (Bossuet)
« Les âmes sordides arrachent les cicatrices du cœur pour les jeter dans un océan d’amertume »

Au fond des océans, les algues se repaissent,
Si lasses et enlacées, de songes et d’illusions.
Elles ont assez de temps pour croire que cessent
A jamais les tourments, divine procession.

Non qu’elles se délassent, ces penseuses inutiles,
Qui jouent aux malheureuses, hélas ! Rêves de plomb,
Elles aiment à déchiffrer, ces apprenties sibylles,
Du fond des océans, le ciel et l’horizon.

Minutieuses et précises, cuvant dans leur bouillon
Un rosaire enivrant, puis d’un triste poison
S’abreuvent abondamment ces guerrières insolentes,
Se répétant sans cesse qu’elles sont nées amarantes.

Fleurissent les balcons du spectre d’Holopherne
Qui à l’automne arrache en vain ces bouquets ternes ;
Pendant qu’elles se lamentent du fond de leur prison,
Au fond des océans, défilent les saisons.



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