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La brume nouvelle enrichit l’air vibrant de ses mousses éparses
Les fleurs qui éclaboussent de leurs couleurs primaires
La forêt millénaire ou les arbres levés tordent leurs bras feuillus
Et dessinent au ciel des tatouages nus

Dans la clarté solaire les promeneurs poètes se penchent délicats et leurs sens éveillés saisissent la fraîcheur des instants suspendus ou leurs âmes se mêlent s’entremêlent se choquent et à l’instinct de vie les espaces ouverts reflètent au delà de leurs grands yeux dressés

Suave l’odeur puissante de cette mousse éparse leur rappelle la mer et ses ressacs chantant
Leur rappelle les grèves ou virevoltent étranges les oiseaux nonchalants aux larges ailes blanches

Leur amour qui se tend offert à l’infini cherche l’écho puissant cherche l’ami étrange qui saura dans sa tête comprendre étrangement le poète qui cherche qui cherche à l’infini une âme nonchalante amie faite pour lui

La forêt millénaire a su sauvegarder Son esprit éthéré sa douceur son mystère
Parfois dans un effroi de folie effrayante le feu est jeté là comme une âme damnée qui claque et qui broie la vie de la forêt
Et en ce jour fatal nous sommes endeuillés
Un peu de notre vie est partie en fumée



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