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Apparait le crépuscule

Je prends mon âme et mes rêves sur le dos

Nous marchions côte à côte

Une brise légère me berce, de ces notes
Dans le cœur l’ombre de nos souvenirs

Aux traits agonisants

Le silence se plaint de mes soupirs, me lacère  

Et ces souvenirs qui refusent de mourir

Et régénère dans le noir une jeunesse

Dans l’horizon lointain, telle une étoile

Me remémore ton visage souriant et ton cœur

Qui à ma vue palpite et danse à chaque note, de mon pas

Je  constate que tu es près, mais si loin

Que seule ma solitude, prend des notes

De ton éloignement de moi

Tes paroles sont devenues peu à peu, rares

Et plus de trace de nos discussions, d’autrefois

Il était une fois, une jeunesse, un amour

Vert et deux cœurs qui se sont à la folie, aimés

Mes sentiments timides et peureux, répondaient aux tiens

Par mes doigts jouant avec les rubans multicolores

De mes tresses, l’amour narrait que je ressentais, pour toi

 

Ton sourire, je ne le vois plus de sur tes lèvres, il s’est exilé

Et ton regard a baissé les rideaux

Les portes de ton cœur sont fermées au verrou, à jamais 

Sur quelle terre errons nous, toi et moi, oh mon bien aimé !

Il fût un temps

Où tu déposais ta tête blonde sur ma poitrine

Et tes cheveux soyeux avec douceur, je caressais

Nous deux, amoureux fous

Riait aux éclats de n’importe quoi

Des tourtereaux ou l’amour chaque jour

En nous, grandissait!

Est-ce le temps qui a changé

Ou est ce ton cœur, est il usé ?

Le temps est toujours, le temps

Est-ce nous qui avons changé ?

Chacun se renferme dans ses pensées secrètes

Et dans son monde avec la solitude, s’est isolé

Je longe le couloir de notre vie, chaque matin 

Et au crépuscule, ne te retrouvant point

Sur mon chemin

Enveloppe mon cœur le chagrin 

Et je dis tout bas : 

-Tu me manque tant, 

Oh Compte de mes beaux matins, ensoleillés !

Le crépuscule s’installe et la nuit ses tresses noires,  étale

J’admire les œuvres

Qui nous avons-nous à deux, avec amour dessinés

Sans me lasser

Et j’entends de loin fredonnait le timbre de ta vie

Sur tes lèvres suaves, notre amour en mélodie 

Je ne fais que longer les couloirs 

De notre amour, de naguère

Déposant une caresse, essuyant une larme de détresse

Fascinée par les mosaïques de nos rêves

Que nous avons sculptés

Et les belles couleurs ou l’amour, nous hélait 

Qui racontent notre histoire, que je ne peux oublier

Les mains tremblantes, le regard en larme

Je dépose un baiser fiévreux, non de marbre

Sur tes lèvres où l’amour n’a plus la douceur, de jadis.

Maissa Boutiche, Alger, Algérie.

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