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LES CHANSONS DU DIABLE

Cette nuit un vieux cheval fou a resplendi à travers le brouillard éthéré de mes rêves atrophiés.
Sa robe feu folie a illuminé l’espace temps de ma sombritude l’instant d’un feu follet.

Un chimpanzé albinos au regard féroce et joyeux le montait en chantant un hymne païen.
Sa voix semblait surgir d’une caverne abandonnée où même les pierres ont peur de rester.

Arrivés à ma hauteur, ils marquèrent l’arrêt. Puis d’un sourire jaunâtre et édenté le singe hurleur hurla pensant me pétrifier de terreur.

Mes rêves étaient déjà si sombres et mon âme si noire que même l’horreur à présent m’aurait fait sourire.

D’un geste animal je tendis la main et caressai la punk chevelure sale et hirsute du singe médusé.
Tandis que le cheval fou me fixait d’un regard si étrangement humain qu’il me sembla tien.

Nous galopons à présent par delà des univers mordorés avec pour symphonie le cri des bulles savons souvenirs qui explosent sous nos sabots meurtriers.

Ayant pillé les enfers nous avons volé les chants du diable qui nous court après, les cordes vocales coupées.
Ça fait pâlir la voie lactée. Le paradis s’emmerde, on va le faire danser!

Si par hasard vous percevez par delà l’utopie de votre réalité nos chants barbares et colorés,

soyez sans crainte, nous ne faisons que passer et galopons,galopins, vers la paix.



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