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Les colères du monde, forgeresses des auspices,
Emportent les âmes troubles vers un grand précipice,
Là se jettent, ardentes, les souffrances égarées,
Scellant leur tiraillement dans son éternité.

En ce jour d’hiver, ce feu aigre a brûlé,
Une once de tes sens dans une fougue insensée.
Une plaie purulente enfanta son caprice,
Ne peignant à ta peau qu’une lâche cicatrice.

Ton regard se tourna vers ma froide fureur,
Dans une plainte patiente respirant la pudeur.
Mais l’élan de tes mains ne porta de piété,
Car comment telle injure se pourrait oublier ?

Je sais gré à ton cœur de m’avoir épargné,
Pardonne les offenses, mon songe a tant saigné…
Tu ne me quittes pas mais à ton front fugueur,
En silence, s’envole une larme de sueur.

© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 1er Mars 2018



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