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Si pour le militaire, la main semble utile,
Servant pour le salut, symbole du devoir,
Il semble, paraît-il, que ce grand tentacule
Se serait avili, au service du Pouvoir.
De tout temps, le bras a servi de soutien.
Puissant ou trop faible, il a toujours servi
D’intermédiaire à l’homme, en assurant les liens :
Quand il n’a pas aidé, il a souvent sévi.
A ce grand tentacule,
Est reliée une main,
Cinq doigts ridicules
Ayant tous leur destin.
Cinq doigts que l’on cite
Souvent comme symboles !
Mais le sage qui médite
Ne trouve pas cela drôle.
Cinq doigts différents, le plus gros est dodu.
L’homme, des animaux, le seul, en est pourvu.
Sa tâche est bien simple : il montre le chemin :
Pour se faire transporter, il réussit si bien.
Ce doigt, c’est le Pouce, le plus gros de la main.
Souvent, il échoue, souvent, il est reçu.
Et, juste à côté, lui faisant toujours face,
L’Index remue, nécessaire aux besoins,
S’élevant, se pliant, pointu, il se déplace,
Symbole de la prière récitée avec soin.
L’Index dénonce et, parfois, il retrace
Les indices invisibles dont il est le témoin.
Le doigt du milieu, dépassant tous ses frères,
Se pointe à l’endroit, mais jamais à l’envers !
Il est le symbole de la force intérieure
Qui émerge en un geste clamant la fureur.
Ce doigt qui se pointe symbolise la colère.
Ce doigt méprisant se nomme le Majeur !
A côté du Majeur, se faisant tout petit,
Apparaît l’Annulaire qui semble bien doux.
Il semble bien faible. Son destin est écrit :
Il est fait pour briller, tout chargé de bijoux.
Il observe son frère, souvent, avec mépris,
Ce pauvre Auriculaire qui plonge dans les trous.
Ce doigt tout petit qui semble disparaître
Quand la main se pose, pour écrire, sur la table,
Si vous l’observez, vous pourrez reconnaître
L’outil de la Science, cette matière vénérable,
La seule qui permet à l’homme de combattre,
Qui transforme en forts les pauvres misérables.
Ce Pouce, ce symbole éternel du transport,
Cet Index pointu qui a peut-être tort
Ce Majeur qui se dresse, rigide et bien fort,
Ce pauvre Annulaire qui brille par son or,
Ce triste auriculaire qui nettoie les rebords,
Cette main, cet outil souvent si retors,
Cette main bien douce se posant sur le corps,
Elle peut aussi sévir, battant tous les records !



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