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Voici ma bouche
trouvera-t-elle
vos lèvres
avant qu’elles ne perdent
le gonflement rouge
de leur chair
avant qu’elles ne s’étiolent
avant que je ne vous connaisse

les éclaboussures de sang jurent
avec la douceur ensoleillée des platanes
les danses improvisées du vent
le long des paysages urbains
la légèreté du maintien des vacanciers s’exclamant entre amis
aux tables des terrasses
devant la beauté de l’été insouciant

l’air ambiant n’a pas été fait
pour absorber tel un papier buvard
des explosions mortelles
de fontaines humaines
mais pour porter les herbiers de l’été
de l’hiver de l’automne et du printemps

le ciel serait-il prêt à accepter que l’on charcute ses planètes ses astres ses étoiles alors que les explosions de certaines étoiles les géantes rouges
n’expriment que la beauté grandiose
de leur mort naturelle

pourquoi en certains lieux
dans la magie d’une fête d’une cérémonie retrouve-t-on soudain les temps morts devenus définitifs
du sang déversé qui crie qui hurle
d’enfants



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