Partagez

« LES ENFANTS DU CREPUSCULE »

Un homme déambule, il va, il chemine,
Parmi les artères de la ville,
Parmi les palais et les ruines.
Son imagination fertile
Cherche une supplique à dire
Une senteur, un parfum subtil
Un supplément d’âme à retenir.

C’est bien là le pays d’enfants
Sitôt mineurs, qu’ils sont vieillis…
À cause du siècle en fureur…
Les inconvénients de la vie s’ajoutent à leur teneur.
Ils s’aiment et s’allient, c’est là tout leur bonheur.
Enfants ingénus,
Vous gardez le cœur tendre,
Face aux nécessités de la vie
Et votre liberté à défendre,
Que votre esprit aguerri,
Sait qu’il doit attendre.

Et ainsi la vie va avec eux
Chercher ou continuer à faire,
Sans être empêché.
Quelque part leurs yeux s’échappent
Loin des regards de ceux
Qui veulent tout surveiller
Leurs vies, leurs vœux et leurs âmes éveillés.

Et leurs yeux continuent avec la dextérité des fourmis
Criquets inventifs, ils ennuient,
Ils remodèlent les plis d’un autre monde à leur vue,
avec leur petite énergie
Ils vivent dans la vertu du bonheur réparti.

Gamins sans prolétaire, de l’époque il résulte :
Où sont donc leurs pères ? Est-ce pour eux une insulte ?
Ils savent ce qu’il faut faire pour vaincre les incultes
Ils font ainsi la guerre, avant l’âge adulte.

De geste mécanique, vous menez le combat.
Vos mouvements qui s’appliquent, musclent tous vos bras.
Vos lèvres expliquent ; le monde est sous vos pas.
Vous restez uniques, vainqueurs vous l’êtes déjà.

Enfants des espoirs, de toutes les interrogations.
Gosses infiniment grandis par votre imagination,
Mes hommages les plus fous, pour votre sensation.
Et mon témoignage le plus lucide, pour votre création.

A tous les enfants du monde
Qui ressemble à ceux de mon pays.
Je les aime tous.

Nordine CHABANE



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 3 votes